Que les “afeciouna” (passionnés) ne nous en tiennent pas rigueur mais tout le monde ne sait pas en quoi consiste cette course …

 

shapeimage_2Le but de ce jeu taurin consiste à récupérer divers attributs fixés sur les cornes du taureau : une cocarde (rouge), deux glands (pompons blancs) et les ficelles, dans cet ordre.IMG_6376-filtered

Le raseteur utilise pour ça un crochet aux dents acérées.

L’homme provoque la charge de l’animal, esquive et saute la barrière pour s’abriter (relativement…)shapeimage_1

Mais la vedette, c’est le taureau. On apprécie sa combativité, son sens du placement (qu’il apprend au fil des courses)… C’est son nom qui figure en grand sur les affiches et qui attire les spectateurs. Après sa prestation (15 minutes), il retourne à son pâturage où il prendra sa retraite. La carrière d’un cocardier dure une dizaine d’années.

shapeimage_1 S’il est célèbre, on lui dédiera une stèle voire même une statue comme Camarina de la manade Chauvet, triple “Bioù d’Or” (meilleur taureau de l’année).

Pour notre exposition d’octobre 2009, nous avons réalisé une maquette qui permet de voir ce qui se passe en piste mais aussi (c’est plus rare) au toril.  Les cocardiers débarquent du “char”, guidés par le “simbeù”. La corde qui les maintiendra dans leur case est lovée sur leurs cornes.

Le «simbeù» est un taureau «meneur» qui obéit à la voix du gardian et indique le chemin à suivre aux autres taureaux. C’est un auxiliaire précieux pour le gardian dans les opérations de tri ou dans les manoeuvres du toril.

Le «simbeù» a droit aux mêmes honneurs que les cocardiers ou les chevaux. A la manade du Pantai, trois tombes au pied d’un pin parasol, dont celle de Miracle. Il a été enterré avec sa cloche, insigne de sa fonction, dont on a enlevé le battant car, à présent, il peut se reposer.

ABRIVADO ?

Le samedi de la fête votive de St Marc, le club taurin pernois présente son abrivado dans le cadre historique de la Porte Notre-Dame.

_MG_7919 IMG_4518 Manifestation gratuite, certes spectaculaire mais sans danger pour le public qui assiste depuis  les parapets ou derrière les barrières spéciales. Pour ceux qui s’aventurent sur la piste pour essayer d’attraper un taureau, c’est à leurs risques et périls : on ne s’intitule pas « attrapaïre » du jour au lendemain !

D’où vient cette tradition ?

Lorsque les véhicules n’existaient pas, les taureaux venaient aux courses entourés par les gardians. Des villageois essayaient de les faire échapper. Alors le « bayle » criait « abrivo », ce qu’on peut traduire par « on fonce » et la troupe filait au grand galop. Le nom est resté même si les taureaux viennent à présent en camion de leur manade et s’ils effectuent plusieurs passages.

Lorsque les attrapaires arrivent à immobiliser un taureau, la peña leur joue quelques mesures de « Carmen » de Georges Bizet. Puis ils le relâchent et les gardians le récupèrent._MG_7813

Encore une fois on ne peut qu’inciter à la prudence : taureau retardataire ou échappé, chevaux au galop, le danger est partout et il vaut mieux suivre les consignes des organisateurs en tee-shirt rouge !_MG_7766

Pour terminer, une vidéo avec les commentaires de notre regretté Henri Giraud qui explique (presque) tout, à travers la vie d’un taureau :

Pour en savoir plus et venir assister ou participer à nos activités, consultez notre programme.

A bientôt